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HanGia
521 Words / 2 Recordings / 0 Comments
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Natural speech please

Noir, parce qu’il souligne l’essentiel, rappelle la rigueur monacale de l’orphelinat d’Aubazine, parce que, pour Gabrielle Chanel, « il rend visible le rayonnement d’une femme ». Grâce à Chanel, le noir quitte le deuil et les domestiques pour devenir, dès 1926, la couleur de l’élégance, avec la petite robe noire. « J’ai imposé le noir. Il règne encore car le noir flanque tout par terre. » déclarait Mademoiselle.

Blanc, parce qu’au commencement était le blanc, parce qu’il capte la lumière, éclaire le visage, rehausse la beauté. Parce que c’est la couleur de l’absolu, de la transparence, de la transcendance. Blanc, parce qu’il rappelle à Coco les cornettes des religieuses de son enfance et la robe de communion offerte par son père.

Beige, parce qu’il est évident, chaleureux, naturel. Parce qu’il est la couleur de la terre battue de son Auvergne natale et celle du sable des plages de Deauville, de Biarritz ou du Lido. Parce qu’il est pour Coco la couleur du teint naturel, de la belle mine, du grand air et de la peau qui dore au soleil.

Or, parce qu’il supporte le vrai et le faux. Le vrai des bijoux que lui offre le Duc de Westminster, le faux des parures fantaisie qu’elle bricole sans fin. Or, parce que les objets liturgiques et les robes de brocart du clergé d’autrefois ont illuminé son enfance. Or, parce que les trésors de Saint-Marc à Venise, de Byzance ou de l’art baroque l’inspireront toujours.

Rouge, parce que « c’est la couleur de la vie, du sang », disait Gabrielle Chanel. Rouge, parce qu’il permet lorsqu’il double un sac, de retrouver tout de suite ce que l’on y cherche. Rouge, parce que transformé en rouge à lèvre, il devient avec Gabrielle Chanel une parure, une déclaration de bonne humeur. « Si vous êtes triste, mettez du rouge à lèvre et attaquez: les hommes détestent les pleureuses. » conseillait Mademoiselle.

Noir, parce qu’il crée la profondeur autour des autres couleurs, parce qu’il claque sur une étiquette blanche, enveloppe le luxe laqué des boîtiers de maquillage, ourle d’un trait une paupière, ombre un battement de cil.

Blanc, parce qu’il illumine les rangs de perles de Coco, ses camélias, et tous les bouquets de fleurs qui installent le printemps autour d’elle. Blanc, comme son éternel pijama de soie, comme la robe qu’elle portait aux funérailles de Diaghilev. Blanc, comme le satin, la mousseline, et gansé de noir, le tweed du tailleur Chanel.

Beige, parce que face à l’union sacrée du noir et du blanc, il offre un contrepoint, une neutralité et une élégance supplémentaire. Beige, parce qu’avec Chanel il réveille la peau.

Or, parce qu’il se reflète dans le flacon de N°5, parce qu’il s’impose sur la chaîne du sac matelassé, le bouton des tailleurs. Or, parce que c’est le triomphe de Chanel.

Rouge, parce que c’est la couleur de la passion, du courage, du feu et de l’énergie.

Enfin, noir et blanc, parce qu’ils n’existent pas l’un sans l’autre, parce que c’est l’accord parfait et la pureté absolue, parce que c’est le trait de crayon de Karl Lagerfeld, parce que c’est la signature de Chanel.

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