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wikangraphael
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Quelques scènes et les techniques utilisées

Au commissariat de police

Dans la voiture en arrivant au poste de police

Avec le policier civil - on voit la lassitude de Hubert. Il y a un gros plan sur Hubert – on voit son visage las de cette violence.

On voit un panoramique du commissariat à partir de la voiture et comme la voiture c’est un espace clos. On a l’impression d’être enfermé dans la voiture, et on n’entend que le grincement, le bruit métallique des barrières qui renforce le malaise de Vinz et du spectateur.

Le son est étouffé est la scène est au ralenti pour montrer ses sentiments de peur, d’angoisse, de culpabilité, de malaise. Le ralenti nous met dans la peau de Vinz. On se sent plus proche de lui – l’angle de la caméra nous permet de voir les environs à travers ses yeux.

A l’intérieur du batiment

On voit un premier angle de vue panoramique qui montre l’ensemble du commissariat à travers les yeux de Vinz, et c’est tout de suite enchaîné par une prise de vue sur son visage.

Ce zoom sur le visage de Vinz , c’est pour nous montrer son expression. On a l’impression que le regard des policiers reflète celui de Vinz – on voit la haine des deux côtés.

Le son est étouffé et les mouvements des gens sont au ralenti, ce qui montre que le commissariat est en arrêt après les émeutes, on est dans la phase choc.

Le seul bruit distinct, c’est le téléphone qui sonne mais personne ne réagit. Ça paraît lointain, c’est comme un cauchemar : les mouvements sont lourds, durs.

Dans les commentaires du film le metteur en scène révèle que pour faire cette scène (comme il n’avait pas l’équipement nécessaire) les acteurs devaient sauter au dessus des fils électroniques de la caméra. Mais l’effet est quand même impressionnant.

Paris v Banlieue

L’utilisation de différentes techniques d’enregistrement montre le contraste entre la banlieue et le centre de Paris de façon peu conventionnelle. Pour beaucoup, la banlieue est un endroit sombre et gris, fermé, étouffant et bruyant, tandis que Paris représente la lumière, la musique, l’art… Dans La Haine, cependant, Kassovitz renverse les rôles. Une caméra ‘normale’ pour l’image, et un enregistrement stéréo pour le son, nous offrent une banlieue vibrante et pleine de vie, avec de grands espaces et de la musique rythmique. L’emploi du téléobjectif, et l’enregistrement du son en mono, pour Paris, nous présentent un centre-ville monotone, des rues étroites et sombres avec très peu de son. Le téléobjectif (ou objectif à focale longue) est un objectif qui filme à un angle plus étroit que l’œil humain, ce qui donne une impression de claustrophobie. Par ce moyen, Kassovitz nous offre l’idée que les banlieusards se sentent aussi aliénés dans le centre de Paris que les Parisiens dans la banlieue.

Dans les toilettes à Paris

Kassovitz a choisi de les filmer à Paris dans un espace clos – donc Paris ne représente pas forcément quelque chose de positif et libérateur. On a l’impression plutôt qu’ils sont enfermés dans les toilettes.
Kassovitz joue avec les miroirs : on ne sait pas où ils sont placés dans la salle. Est-ce que leur personnalité a changé depuis leur arrivée dans la ville ?

Le fait qu’ils s’adressent à travers les miroirs, c’est comme si on perd un peu la violence d’auparavant ; la violence s’apaise.

Au fur et à mesure de la scène ils s’adressent à travers les miroirs, ce qui est impersonnel, il y a moins de tension. Ou est-ce que les miroirs sont révélateurs – on commence à les voir d’une manière différente ? On voit leurs réactions à l’histoire bizarre de l’homme juif. La morale de son histoire leur est importante même s’ils semblent ne pas la comprendre. Dans le passé les gens sont morts parce que c’était la guerre. Aujourd’hui on n’a pas besoin de se tuer. Le journal télévisé sur le grand écran qui montre des images de la guerre en Bosnie renforce cette idée. On pense aussi de la scène dans la salle de bains où Vinz essaye de ressembler à un caïd du cinéma hollywoodien devant la glace. Il prend un air agressif.

Le spectateur n’est pas conscient du problème de filmer dans un espace avec autant de glaces sans filmer le caméraman/ le cadreur et l’équipe technique.

Recordings

  • Quelques scènes et les techniques utilisées dans La Haine ( recorded by alynepiazza ), French, neutral

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    Quelques scènes et les techniques utilisées

    Au commissariat de police

    Dans la voiture en arrivant au poste de police

    Avec le policier civil - on voit la lassitude de Hubert. Il y a un gros plan sur Hubert – on voit son visage las de cette violence.

    On voit un panoramique du commissariat à partir de la voiture et comme pour la voiture c’est un espace clos. On a l’impression d’être enfermé dans la voiture, et on n’entend que le grincement, le bruit métallique des barrières qui renforce le malaise de Vinz et du spectateur.

    Le son est étouffé et la scène est au ralenti pour montrer ses sentiments de peur, d’angoisse, de culpabilité, de malaise. Le ralenti nous met dans la peau de Vinz. On se sent plus proche de lui – l’angle de la caméra nous permet de voir les environs à travers ses yeux.

    A l’intérieur du bâtiment

    On voit un premier angle de vue panoramique qui montre l’ensemble du commissariat à travers les yeux de Vinz, et on enchaîne tout de suite par un gros plan sur son visage.

    Ce zoom sur le visage de Vinz , c’est pour nous montrer son expression. On a l’impression que le regard des policiers reflète celui de Vinz – on voit la haine des deux côtés.

    Le son est étouffé et les mouvements des gens sont au ralenti, ce qui montre que le commissariat est en arrêt après les émeutes, on est dans la phase choc.

    Le seul bruit distinct, c’est le téléphone qui sonne mais personne ne réagit. Ça paraît lointain, c’est comme un cauchemar : les mouvements sont lourds, durs.

    Dans les commentaires du film, le metteur en scène révèle que pour faire cette scène (comme il n’avait pas l’équipement nécessaire) les acteurs devaient sauter au dessus des fils électroniques de la caméra. Mais l’effet est quand même impressionnant.

    Paris vs Banlieue

    L’utilisation de différentes techniques d’enregistrement montre le contraste entre la banlieue et le centre de Paris de façon peu conventionnelle. Pour beaucoup, la banlieue est un endroit sombre et gris, fermé, étouffant et bruyant, tandis que Paris représente la lumière, la musique, l’art… Dans La Haine, cependant, Kassovitz renverse les rôles. Une caméra ‘normale’ pour l’image, et un enregistrement stéréo pour le son, nous offrent une banlieue vibrante et pleine de vie, avec de grands espaces et de la musique rythmique. L’emploi du téléobjectif, et l’enregistrement du son en mono, pour Paris, nous présentent un centre-ville monotone, des rues étroites et sombres avec très peu de son. Le téléobjectif (ou objectif à focale longue) est un objectif qui filme à un angle plus étroit que l’œil humain, ce qui donne une impression de claustrophobie. Par ce moyen, Kassovitz nous offre l’idée que les banlieusards se sentent aussi aliénés dans le centre de Paris que les Parisiens dans la banlieue.

    Dans les toilettes à Paris

    Kassovitz a choisi de les filmer à Paris dans un espace clos – donc Paris ne représente pas forcément quelque chose de positif et libérateur. On a l’impression plutôt qu’ils sont enfermés dans les toilettes.
    Kassovitz joue avec les miroirs : on ne sait pas où ils sont placés dans la salle. Est-ce que leur personnalité a changé depuis leur arrivée dans la ville ?

    Le fait qu’ils se parlent à travers les miroirs, cest comme si on perdait un peu la violence d’auparavant ; la violence s’apaise.

    Au fur et à mesure de la scène, ils s’adressent à des miroirs, ce qui est impersonnel, il y a moins de tension. Ou est-ce que les miroirs sont révélateurs – on commence à les voir d’une manière différente ? On voit leurs réactions à l’histoire bizarre de l’homme juif. La morale de son histoire leur est importante même s’ils semblent ne pas la comprendre. Dans le passé des gens sont morts parce que c’était la guerre. Aujourd’hui on n’a pas besoin de se tuer. Le journal télévisé sur grand écran qui montre des images de la guerre en Bosnie renforce cette idée. On pense aussi à la scène dans la salle de bains où Vinz essaye de ressembler à un caïd du cinéma hollywoodien devant son miroir. Il prend un air agressif.

    Le spectateur n’est pas conscient du problème de filmer dans un espace avec autant de miroirs sans filmer le caméraman/ le cadreur et l’équipe technique.

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